L’Initiation

L’INITIATION, c’est l’histoire de la découverte du bonheur. C’est histoire d’une vie, celle de l’amour. À l’heure de la libération des mœurs, où l’on se lance à corps perdu dans la recherche d’un bonheur sans visage, Victoire, entourée de Nadine, Christine et Judith, vivra sous nos yeux cette initiation à l’amour dont elle cherche la silhouette avec angoisse. Victoire, symbole fragile de cette course effrénée, se cherche à travers ses compagnes. Victoire et Nadine, deux visages différents, masquent sous leur comportement cette peur tragique de ne pas reconnaître le bonheur fantôme qui va et vient sans crier gare et dont elles ont soif du plus profond de leur être. Le quadrilatère féminin de ce film résume de façon adéquate les interrogations de la jeune fille moderne face à l’amour.

UNE MAISON DE CAMPAGNE COSSUE, DANS LES LAURENTIDES.  Le jour qui se lève perce les rideaux de la chambre où Victoire, troublée, lit les trois dernières pages de L’INITIATION de Gervais Messiambre, cet écrivain français qui hante ses nuits. Attirée par la nature et par la force de l’eau, nue, elle plonge dans le lac qui repose au pied du chalet des parents de son amie Nadine. Dans la piscine et dans le plus simple appareil, Nadine se livre à ses ébats nautiques matinaux. Victoire la surprend suivie de sa mère qu’elle provoque par sa nudité.

C’est la fin août, les parents de Nadine, dignes représentants de la génération bourgeoise, partent en voyage à Paris, comme tous les ans à cette époque de l’année. Nadine organise alors un gigantesque party où la fin de l’été et l’amour sont les rois de la fête. Le champagne coule dans une atmosphère d’euphorie. Les êtres se cherchent et se découvrent. Christine, la rêveuse qui croit au grand amour, reste fidèle à elle-même. Judith, l’épicurienne, fête à sa façon: boire, manger et aimer.

L’hôtesse, Nadine, a fixé pour un soir son choix sur le beau Richard qu’elle entraîne dans un tourbillon d’amour fou. Ivre de cette atmosphère envoûtante qui la trouble, Victoire se prend au jeu de l’amour avec l’espoir secret de réaliser son rêve d’initiation. Les mots de Messiambre lui reviennent à l’esprit, lancinants, mais Pierre se montre maladroit, brusque, presque brutal. Déçue, meurtrie, Victoire s’enfuit. Plus tard, elle confie sa déception à Nadine qui s’empresse de la rassurer « Oh, la première fois », mais sa démonstration ne sera pas convaincante…

C’EST LA RENTRÉE. LES COURS ONT REPRIS À L’UNIVERSITÉ.  Victoire et Nadine ont décidé de partager un appartement. Après les cours, Nadine continue à mener sa vie trépidante, se donnant à l’un et à l’autre, à corps perdu au hasard des rencontres. Victoire a appris l’arrivée de l’écrivain français Gervais Messiambre à l’université où il donne une série de cours sur l’érotisme; elle est rêveuse.

Lors d’une conférence, Gervais remarque la jeune fille. Le lendemain, il se rend à la librairie où elle travaille et l’invite à le guider à travers la ville durant son séjour. Enchantée et surprise, elle accepte. Gervais a 40 ans et Victoire est séduite par ses mots magnétiques, par son physique charmeur. Pendant quatre jours, dans le Montréal souterrain complice de leur amour, ils se sentent seuls, isolés du monde extérieur, au-delà du réel, dans un univers adimensionnel. Dehors, la vie continue sans Victoire qui n’est pas rentrée chez elle. Nadine, qui l’avait surprise en compagnie de Gervais lors d’un dîner en tête à tête, se charge d’informer ses amis, dont Pierre, de sa disparition soudaine. Avide de jouissances nouvelles, Nadine provoque Pierre, elle l’invite à se rendre chez elle, elle l’initie aux jeux de l’amour. Conquis sexuellement, Pierre suivra souvent les leçons particulières de Nadine. Initié, il ne pensera plus qu’à reconquérir l’amour de Victoire qu’il cherchera désespérément…

À l’hôtel qui abrite leur amour, Victoire et Gervais sont remontés à la surface, après ce doux voyage au bout de l’amour avec un grand A. Peu à peu, ils reprennent conscience du monde qui les entoure. Assis devant la télévision, ils se regardent. Éprouvant tout à coup le besoin de se changer, Victoire décide de rentrer chez elle, pour quelques minutes. Dans l’appartement des filles, la fête bat son plein. Dans le salon, les corps se chevauchent, Victoire surprend Nadine nue dans une chambre, elle prend ses vêtements et s’en va. À l’hôtel, Gervais se décide à ouvrir cette lettre, symbole d’un passé qu’il voulait oublier. Tiraillée par des sentiments contradictoires, seule et démunie, ne sachant où aller, Victoire trouve asile au W. C. A. Cette nuit de réflexion sera la clé de leur avenir. Continueront-ils ce bout de chemin qu’ils firent ensemble au hasard de leur destin? Recommenceront-ils pour vivre d’autres amours à la croisée des chemins? Ils ne recommenceront pas, ils continueront… Au bout du chemin, le soleil se couche…


Dawn breaks over a mountain lake on a misty summer morning. A young girl stirs fitfully in her bedroom. Troubled by confused longings and desires, she flees her bedroom and plunges nude into the icy waters of the lake. Victoria is a delicate young girl poised on the threshold of womanhood. Sensitive and romantic, she nurtures great expectations of life, but innocent, she hangs back uncertainly from a full commitment to love. In contrast, her voluptuous friend Nadine is, at the same age, already experienced in love. Proud of her sensuality, she flaunts the hypocritical conventions and morality of her wealthy parents. For Nadine, women are as free as men to pursue their sexual desires. When her parents depart for Europe, Nadine throws an intimate end of summer party at her home. Victoria and Peter, her boyfriend of the summer, are one of the four couples there. Peter is as innocent and uncertain as she. At the party, Victoria allows Peter to make love to her. Eager and inexperienced, he fumbles awkwardly. The experience falling short of her expectations, she runs away hurt and disappointed, blaming the failure on herself. She tells Peter that they were not yet ready for love. Peter pursues her at the University in the Fall, but Victoria retreats into the world of books and her imagination. So Peter turns instead to her roommate, Nadine, who takes it upon herself to initiate Peter into the joys of sex. For Nadine, making love with any man is a pleasure. Meanwhile Victoria awaits the ideal love of her imagination. At a seminar at the University, she meets Gervais Messiambre, a French writer whose passionate novel has shaped her own dreams of love. Gervais is in his forties, graying at the temples, soft-spoken but with an inner strength and certitude. After Victoria defends his books in the seminar, he invites her out. Tentatively, they begin a relationship. But wounded by her encounter with Peter, Victoria is still uncertain about the physical expression of love. She discusses her doubts with her four girlfriends of the summer. Christine believes that a girl should guard her virginity until marriage. Judith, on the other hand, believes in sex before marriage, as long as the union is spiritual as well as physical, and as long as one takes the proper precautions. Nadine, the freest of the girls, says that “sex can be fun with any man, anytime”. But Victoria still holds back, waiting for the right man and the right moment. The moment comes with Gervais. His seduction of Victoria is infinitely tender and loving. She gives herself up to him completely. In his arms, her dreams of love and beauty become a reality. But Gervais is married and a father. Although he and Victoria spend a few passionate and idyllic days together, both know their affair has no future. In the end Gervais must return to Paris. He has given Victoria the gift of his experience and tenderness. In return she has bestowed upon him the joy and freshness of her youth. The exchange has been one of beauty. Although Victoria will never see Gervais again, she has learned from him that her dreams can be realized. Thanks to him she has crossed the threshold of womanhood, open to all the possibilities of love.

L’Initiation
Année/Year:
1970
Genre:
Drame/Drama, Érotique/Erotic
Vedettes/Stars:
Chantal Renaud, Danielle Ouimet, Jacques Riberolles
Réalisateur/Director:
Denis Héroux
Scénariste/Writer:
Yves Thériault
Photographie/Photography:
René Verzier
Monteur/Editor:
Jean Lafleur
Musique/Music:
François Cousineau
Devi/Budget:
200,000
Classement/Classification:
18+
Durée originale/Running Time:
91 minutes

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